Situé entre Recoleta et Montserrat, le quartier de Retiro est l’un des plus petits de la capitale. En face de la grande gare ferroviaire se dresse l’emblématique Torre Monumental, anciennement la Tour des anglais.
Construite par des résidents britanniques pour le centenaire de la révolution de mai 1810, elle fut inaugurée en 1916. Le gouvernement rebaptise l’édifice après la guerre des Malouines, qui opposa l’Argentine à la Grande-Bretagne en 1982.

La Plaza San Martín, un des principaux espaces verts de la ville, fut dessinée par le paysagiste français Charles Thays. Elle reçue son nom en 1878 pour le centenaire de sa naissance.
On y trouve notamment un monument aux morts de la guerre des Malouines et l’édifice Kavanagh.
Ce bâtiment fut commissionné par la millionnaire irlandaise Corina Kavanagh ; qui, à 39 ans, vendue deux ranches afin de faire construire son propre gratte-ciel. Au moment de son ouverture en 1936, l’édifice art-déco battu les records de hauteurs en Amérique du Sud. Dessiné par les architectes argentins Sanchez, Lagos et de la Torre, il fut déclaré monument historique national en 1999.

En se baladant dans le quartier de Retiro on tombe sur de nombreux palais magnifiques. Ceux-ci sont parfois reconvertis en ambassades, tel est le cas pour la France, le Brésil, et même le Vatican.

L’ambassade de France, situé dans le Palais Ortiz-Basualdo, est un superbe hôtel particulier. Construit en 1912 par l’architecte français Paul Pater, il fut une fois la résidence du Prince de Galles. En 1939, le bâtiment fut racheté par le gouvernement français, qui le sauve de la démolition vers la fin des années 1970. L’édifice, alors en ruine, est un des seuls épargnés lors de la construction de la géante Avenida 9 de Julio.
Récemment rénové, ce palais est considéré comme étant un des plus beaux bâtiments de Buenos Aires. Derrière sa façade néoclassique, la décoration intérieure imite l’esprit de l’aristocratie de la fin du XIXème siècle, avec des salons ornés de boiseries sculptées et des revêtements de marbre.