Recoleta tient son nom du couvent des Récollets, moines de l’ordre des Franciscains, qui s’y établit en 1716. Ses espaces verts, ses musées et immeubles haussmanniens, en font un des endroits les plus chics de la ville.

Au cœur du quartier, la Plaza Francia regroupe plusieurs monuments historiques, tels que le cimetière, le Centre Culturel et l’Eglise Nuestra Señora del Pilar.
Le cementerio de la Recoleta, dessiné par l’architecte français Prosper Catelin en 1822, est le plus ancien de la ville. Souvent comparé au Père Lachaise, on y trouve des caveaux de la haute bourgeoisie, des panthéons familiaux et de nombreux protagonistes qui ont marqué l’histoire argentine, tel que le mausolée d’Evita Perón.

La basilique, quant à elle, fut achevée en 1732, et demeure un exemple sans conteste de l’architecture coloniale. Longtemps un couvent pour les frères franciscains, elle fut décrétée monument historique national en 1942.

Adjacent à l’église, le centre culturel de Recoleta est un lieu riche en exhibitions et en concerts. L’édifice, construit par des architectes allemands et italiens, fut construit entre 1716 et 1732. Dans les années 1870, ce lieu servait de refuge pour les démunies, avant d’être transformé en centre culturel en 1980.
Un marché d’artisanat, où l’on peut trouver des souvenirs locaux, a lieu tous les weekends et jours fériés sur la place.

Un peu plus loin, le Museo Nacional de Bellas Artes (MNBA) possède un patrimoine artistique exceptionnel, qui reflète le dynamisme culturel argentin.
Le musée siège depuis 1933 dans la Casa de Bombas (maison des pompes). Cet édifice fut construit en 1870 et utilisé pour filtrer l’eau pompée du Río de la Plata. Il fut adapté à son utilisation actuelle par l’architecte argentin Alejandro Bustillo.

À quelques pas du MNBA, se dresse l’immense bâtiment de la Facultad de Derecho. Fondée en 1874, c’est une des 13 facultés qui composent l’Université de Buenos Aires. L’édifice de style gréco-romain date de 1949 ; il fut construit par les architectes argentins Arturo Ochoa, Ismael Chiappori et Pedro Mario Vinent.

Entre les quartiers de Recoleta et Palermo, se trouve la symbolique Floralis Genérica. Cette gigantesque fleur en métal, fut offerte à la municipalité de Buenos Aires par l’architecte argentin Eduardo Catalano en 2002. Devenue une icône de la capitale argentine, cette sculpture fonctionne à l’énergie solaire, ouvrant ses pétales le matin pour les fermer au coucher du soleil. En 2010, la même année que la mort de son architecte, la fleur cesse de s’ouvrir. Sa structure, qui pèse 18 tonnes et mesure 23 mètres de haut, a été réparée avant d’être ré-inaugurée en 2015.

Symbole de la littérature argentine, la librairie El Ateneo fut fondée en 1912, par l’espagnol Pablo García. En 2000, l’enseigne s’installe dans le magnifique bâtiment du théâtre Gran Splendid et devient El Ateneo Gran Splendid. À son apogée, ce théâtre était un incontournable des grands noms du tango, tel que Carlos Gardel et Roberto Firpo.
Lors des rénovations, l’argentin Fernando Manzone conserva toute l’architecture de l’ancien édifice. En 2008, le Guardian lui donne le titre de ‘deuxième plus belle librairie du monde’.

À la limite du quartier de Retiro, se trouve le sublime Palacio Duhau. Construit en 1898 par l’architecte allemand Carlos Nordmann, il fût acheté au cours des années 1920 par la famille Duhau. Ils engagèrent l’architecte français Leon Douge pour la conception d’une nouvelle résidence, adjacente à l’ancienne maison. S’inspirant du château du Marais, le palais néoclassique qui résulte des travaux est terminé en 1932.
Après la mort des propriétaires le palais resta inhabité, jusqu’à ce que le promoteur argentin Juan Sclesciani le rachète en 2002. Il obtint un partenariat avec le Hyatt Hotel Group, et suite à des rénovations, qui ont coutées plus de 74 millions de dollars, le Palacio Duhau – Park Hyatt Buenos Aires ouvre ses portes en 2006. Il est aujourd’hui considéré comme un des plus luxueux hôtels d’Amérique du Sud.