Le Microcentro est le principal centre des affaires de la capitale. Cœur symbolique de Buenos Aires, c’est la zone non officielle composée des quartiers de San Nicolás et Montserrat.

La Plaza de Mayo, dont le nom commémore la révolution de mai 1810, est le lieu de plusieurs monuments historiques, tel que le palais présidentiel, la Casa Rosada.
L’édifice, qui doit son nom à la couleur de ses façades, se trouve sur l’emplacement du fort de Buenos Aires, initialement construit en 1594. Vers la fin des années 1860, le président Sarmiento fait repeindre le bâtiment en rose, pour symboliser l’union des deux partis rivaux de l’époque, le rouge représentait les fédéralistes et le blanc les unitaristes.
L’édifice actuel date de 1894, quand l’architecte italien Francisco Tamburini unifiât les bâtiments des sièges de la poste et du gouvernement.

En face se trouvent le Cabildo, siège du premier gouvernement national, et la cathédrale métropolitaine. Cette église fut construite en 1812 par le français Prosper Catelin ; il s’inspira du Palais Bourbon de Paris pour construire la façade néoclassique. Ancienne paroisse du Pape François 1er, la cathédrale abrite aussi le mausolée du général San Martín ; une flamme éternelle brûle sur le parvis pour le héros de l’indépendance de l’Argentine.

Le Centre Culturel Kirchner, construit en 1888 par l’architecte Norbert Maillart, a servi de siège pour la poste argentine pendant un peu plus d’un siècle. Cet édifice est un exemple classique de l’architecture française des XIXème et XXème siècles. C’est en 2003 que le gouvernement décide de le convertir en centre culturel, en vue des célébrations du bicentenaire de la révolution de mai 1810.

Plus loin, le café Tortoni est une véritable institution de la capitale argentine. Fondé en 1858 par les français Jean et Marie Touan, ce café littéraire est l’un des plus anciens de la capitale. Témoin de l’âge d’or de la ville, il comptait parmi ses habitués Jorge Luis Borges et Carlos Gardel.

Le Palacio Barolo, qui fut inauguré en 1923, offre depuis sa terrasse, une vue incroyable de la ville. Œuvre de l’architecte italien Mario Palanti, il a appartenu à
Luis Barolo, un magnat du textile. Avec ses 100 m de hauteur, le palais a été pendant une décennie, le bâtiment le plus haut d’Amérique du Sud, jusqu’à la construction de l’immeuble Kavanagh (situé sur la Plaza San Martín).
Palanti s’est inspiré de la Divine Comédie de Dante Alighieri pour le décor. Les 100 mètres de l’édifice représentent les 100 chants du poème ; de plus, il est divisé en 3 sections, chacune représentant un livre. Les sous-sol et rez-de-chaussée représentent l’enfer, les étages 1 à 14, le purgatoire, et les étages 15 à 22, le paradis.

Au cœur de l’Avenida 9 de Julio, l’avenue la plus large du monde, se dresse l’Obélisque de Buenos Aires. En vue des célébrations des 400 ans de la nation, la mairie engagea l’argentin Albert Prebisch pour construire l’édifice ; qui fut inauguré en 1936.
Mit sous protection nationale en 1938, c’est aujourd’hui une des icônes incontournables de la capitale. Avec ses 68 mètres de hauteur, l’Obelisco est un point repère au cœur de la ville, et sert comme place de rassemblement pour diverses manifestations.

Le Teatro Colón, considéré comme étant le 3ème meilleur opéra au monde par le National Geographic, a une salle de spectacles somptueuse.
Le bâtiment actuel, inauguré en 1908, fut construit en trois étapes. La première, fut à charge de l’architecte italien Francisco Tamburini ; Victor Meano continua l’ouvrage tout en respectant les lignes architecturales amorcées par son prédécesseur ; Julio Dormal, d’origine belge finalisa les travaux et donna une touche française à la décoration.
Le théâtre fut déclaré Monument Historique National en novembre 1989.